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Retour sur les 24H pour la biodiversité - Samedi 9 juin 2012

La nature cachée du parc Decesari

Dans le cadre des 24h pour la biodiversité organisées le 9 juin 2012 en présence d’un expert naturaliste de l’agence Natureparif, des habitants rosnéens, villemomblois et clichois ont pu découvrir les nombreux insectes et oiseaux présents sur le parc.

Cette opération fait partie d’une démarche appelée « sciences participatives » qui vise à rendre visible et lisible les concepts d’érosion de la biodiversité, relancer un réseau de naturalistes professionnels ou amateurs et ainsi augmenter les données à traiter pour les chercheurs. Grâce à ces données, les chercheurs auront une meilleure connaissance de l’état de la biodiversité et déterminer les meilleurs moyens de la préserver.

Pour rappel, le parc Decesari ne subit aucun traitement phytosanitaire, autrement dit c’est un parc avec « zéro pesticides ». Aussi, cette absence de traitements chimiques est favorable à la biodiversité.

Pour preuve, l’inventaire réalisé ce 9 juin sur le parc dont les espèces observées sont présentées ci-après :

Parmi les insectes observés :

Rappel : Le corps des insectes est composé de trois parties : tête, thorax et abdomen. Ils ont six pattes, quatre ailes et deux antennes.

L’abeille sauvage  : fait son nid dans des cavités existantes ou dans la terre, vit plutôt en solitaire et non en colonie dans des ruches comme l’abeille domestique. Peut produire du miel mais en petite quantité.

L’abeille domestique  : fait du miel et est une espèce sélectionnée génétiquement. Sélectionnée pour être moins agressive et produire beaucoup de miel, sa variabilité génétique a été réduite. Et une espèce qui perd de sa rusticité peut être plus fragile à l’attaque d’un parasite ! Elle est donc moins résistante et meurt plus facilement (exposition aux pesticides, maladies, parasites…).

Dans une ruche, une abeille ouvrière vit un mois, la reine, elle, vit 5 ans.

La guêpe  : est jaune vif rayé de noir pour indiquer qu’elle pique alors que l’abeille est plus brune. Elle est carnivore pour nourrir ses larves (elle chasse d’autres insectes qu’elle coupe en petits morceaux) mais peut se nourrir de végétaux en ville.

La syrphe, partie de la famille des mouches. Elle vole souvent sur place et imite une forme de guêpe. Ses larves se nourrissent de pucerons et sont donc très utiles pour protéger les cultures.

A savoir : les abeilles ne sont pas les seules à polliniser les plantes, il y a aussi les mouches, les papillons…

Nombreux coléoptères  : c’est en effet la famille d’insectes avec le plus grand nombre d’espèces dans le monde. La première paire d’ailes, quelquefois très colorée, les élytres, forme la carapace de ces insectes et la deuxième paire, les ailes membraneuses, servent au vol. Parmi les coléoptères, on distingue par exemple : le scarabée, la coccinelle ou encore la chrysomèle.

Chrysomèle

Dans le parc, on a pu observer la coccinelle asiatique qui possède des yeux blancs. Elle a été introduite pour lutter contre les pucerons. Le problème est qu’elle entre en compétition avec les autres espèces de coccinelles.

Coccinelle asiatique

Nombreux lépidoptères  : ordre d’insectes dont la forme adulte est communément appelée papillon. Ils se caractérisent à l’état adulte par trois paires de pattes (comme tous les insectes) et par deux paires d’ailes recouvertes d’écailles de couleurs très variées selon les espèces. « lepidos » signifie « écailles » en grec. Les lépidoptères pondent des œufs qui donnent naissance à des chenilles. Ces dernières se transforment ensuite en chrysalides (s’abritant ou non dans un cocon préalablement tissé). Il en émerge enfin l’imago, ou papillon.

Parmi les espèces de papillons observées dans le parc : la piéride, le vulcain et le robert-le-diable.

vulcain Vulcain

Le gendarme : fait partie de la famille des punaises mais ne sent pas mauvais comme la punaise des bois.

La nèpe : est une espèce de grande punaise aquatique des étangs et étendues d’eau peu profondes. Elle fait souvent du sur-place à la surface de l’eau. Sa piqûre est réputée douloureuse.

La tipule : insecte diptère dont l’aspect rappelle celui d’un moustique de très grande taille. Cependant, ce n’est pas un insecte piqueur. En France, on l’appelle aussi « cousin ».

La libellule déprimée  : insecte dont les adultes, visibles d’avril à août, volent très rapidement, se perchent souvent au sommet de la végétation.

Libellule déprimée

A ne pas confondre (ne faisant pas partie de la classe des insectes) :

Le cloporte  : n’est pas un insecte mais un petit crustacé terrestre car il a plus que 3 paires de pattes (les crustacés ont 5 à 7 paires de pattes).

Le faucheux : ressemble à une araignée mais n’en est pas une car son corps n’est pas segmenté. Il fait partie de la classe des arachnides comme les araignées car il possède 4 paires de pattes et ne possède ni ailes, ni antennes.

La lycose  : est une araignée mais qui ne fait pas de toile. Elle chasse ses proies à l’affût.

Lycose

Parmi les oiseaux observés  :

Rappel : les oiseaux mâles chantent pour défendre leur territoire ou attirer une femelle

La fauvette à tête noire : pèse 15g et vole à plus de 50 km/h. C’est un migrateur partiel. Courant septembre la fauvette à tête noire descend vers le sud de l’Espagne, l’Afrique du nord ou de l’ouest (elle migre de nuit comme les 2/3 des oiseaux). Elle revient chez nous en mars/avril.

Fauvette à tête noire @Olivier Hepeigne

Egalement observés ce samedi 9 juin : le rouge-gorge, le merle, la pie, le pinson des arbres, la mésange huppée, la mésange charbonnière et le pic vert.

On trouve également de nombreux amphibiens dans la mare près des vignes.

Allez plus loin :

Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France : http://www.natureparif.fr/

Projet participatif de recensement des insectes pollinisateurs : http://www.spipoll.org/

Principe du suivi SPIPOLL :

1. Avoir un appareil photo numérique - réglage en mode macro

2. Choisir un type de fleurs

3. Pendant 20 minutes, prendre des photos de tous les insectes qui s’y posent

4. Triez et recadrez les photos

5. Chargez-les sur le site www.spipoll.org et déterminez les espèces photographiées grâce aux clefs d’identification.

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